La neutralité de la puissance publique
L’État ne choisit pas la conscience de ses citoyens. Nous défendons la neutralité des institutions et des services publics, qui protège chacun contre la préférence ou la pression d’une croyance.
Nos convictions
La République constitue un cadre commun de droits, de responsabilités et de participation au pouvoir. La laïcité protège la liberté de conscience et la neutralité de la puissance publique. Nous défendons ces principes avec la précision nécessaire pour distinguer les obligations des institutions et les libertés des personnes.
Pour comprendre
L’État ne choisit pas la conscience de ses citoyens. Nous défendons la neutralité des institutions et des services publics, qui protège chacun contre la préférence ou la pression d’une croyance.
Croire, ne pas croire, changer de conviction et en débattre relèvent de la liberté. La laïcité protège ces choix ; elle ne constitue pas une exigence d’uniformité des personnes dans la société.
L’appartenance civique repose sur l’égalité devant la loi. Nous refusons que l’accès aux droits soit subordonné à une origine, à une pratique religieuse ou à l’adhésion à une opinion politique.
Les citoyens peuvent partager les mêmes institutions sans avoir les mêmes convictions religieuses, philosophiques ou politiques. Le débat commun porte sur les règles de la vie collective. Il doit permettre à chacun d’y prendre part sans être réduit à une origine ou à une croyance présumée.
Nous tenons à l’universalité de la protection du droit et à la possibilité d’exprimer des expériences différentes. La critique d’une pratique ou d’une idée doit rester ouverte ; elle se distingue du traitement discriminatoire d’une personne.
Croire, ne pas croire, changer de conviction ou ne pas en faire état relèvent de la liberté de conscience. La puissance publique ne doit ni imposer une adhésion spirituelle ni apprécier la valeur des croyances. Elle garantit les droits dans les limites fixées par le droit applicable.
Cette liberté demande une protection concrète contre les pressions et les discriminations. Elle comprend la possibilité de garder ses convictions privées. Les institutions n’ont pas à demander des informations religieuses sans nécessité légitime.
Les obligations des agents, le fonctionnement des services et les situations particulières sont encadrés par des règles distinctes. Nous voulons une présentation intelligible de ces règles et des moyens de traiter les difficultés sans improvisation.
Les prescriptions qui s’appliquent à une fonction publique ou à une situation scolaire déterminée ne peuvent être étendues automatiquement à toute personne dans tout espace. Une politique attachée à la laïcité doit être exacte sur son champ d’application.
Une demande administrative, un soin ou l’accès à un service doivent être examinés selon les règles pertinentes, sans présumer les convictions de l’usager. Les difficultés rencontrées nécessitent des interlocuteurs formés, une explication et, lorsque c’est justifié, un recours.
Le respect des règles communes protège aussi les agents dans l’exercice de leurs fonctions. Il appartient aux institutions de donner des consignes précises et de traiter les pressions, plutôt que de laisser chaque personne seule face au conflit.
L’école transmet des connaissances et prépare à l’exercice du jugement. L’enseignement des institutions, de la liberté de conscience et de la discussion argumentée doit permettre de comprendre le cadre laïque. Les règles scolaires doivent être présentées dans leur contexte juridique propre.
La culture du débat se nourrit de questions, de textes et de confrontations raisonnées. Elle exige de distinguer un savoir, une opinion et une conviction personnelle sans humilier les élèves ni soustraire les idées à l’examen.
Le texte constitutionnel et les ressources du ministère sur la laïcité à l’école donnent accès aux cadres de référence, chacun dans son champ. Notre programme d’éducation développe les moyens de la formation civique et de l’égalité des parcours.
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